premier scanner
premier scanner

Histoire

Le premier scanner a été découvert en 1972 par l'ingénieur britannique Godfrey Newbold Hounsfield. Il s'agit d'un appareil d'imagerie qui utilise les rayons X en médecine pour visualiser des parties du corps humain, pour étudier les tissus des différents organes, ou pour rechercher des anomalies de structure. Cet appareil permet d'obtenir des images de bonne qualité du cerveau par exemple sans forcément avoir besoin de faire une ponction ou une chirurgie, jusqu'à même la 3D. Le scanner a révolutionné le XXème siècle en neurologie car il a permis d'obtenir des images auparavant inconnues du cerveau avant même l'IRM (imagerie par résonnance magnétique, étudié dans un autre article). Tout d'abord les premiers scanners étaient utilisés pour l'imagerie du cerveau. On parlait de tomodensitomètre, qui grâce à une série de capteurs disposés en arc de cercle sur la tête, on pouvait obtenir une image cérébrale après 2heures et demie de travail informatique (à cause des ordinateurs plus anciens). Par la suite, l'utilisation du scanner s'est répandue sur le corps entier.

Mais comment fonctionne un scanner?

Le principe du scanner est basé sur l'absorption plus ou moins importante des rayons X du milieu traversé (les os, par exemple, étant beaucoup plus absorbants que les tissus). Ces rayons balayent le patient dans différentes directions afin d’obtenir des images en coupe.

Lors d'un scanner, on peut remarquer qu'il y a un certain bruit émis. En effet ceci est dû à un tube à rayon X et à un récepteur qui tournent autour de la partie du corps à imager, à l’intérieur du statif (support ou socle servant à fixer différents accessoires ou appareils). Le scanner choisit ainsi un plan de coupe et d’effectuer de multiples projections sous différents angles afin de connaître le coefficient d’atténuation pour chaque point du plan. Ce coefficient calcule la probabilité d'un photon (particule de la lumière) à interagir avec la matière. Cela dépend de l'énergie du photon ainsi que la masse volumique du corps (des tissus par exemple) où traverse la lumière. Le scanner permet donc d'obtenir une image d'un corps en s'appuyant sur la densité des rayons X à travers ce corps. La densité est le rapport entre la masse volumique (en g.cm-3) et la masse volumique d’un corps de référence (ici l’eau en tomodensitométrie).

Les rayons X sont donc largement utilisés dans le fonctionnement du scanner. En effet, un faisceau de rayons X se propage suivant un axe depuis un émetteur, vers le patient. Sur cet axe on trouve un détecteur qui mesure auparavant l'intensité des rayons X émis puis il compare cette intensité après absorption du faisceau traversant le corps, point par Pendant ce temps, les rayons X incidents et émergents captés sont comparés et transformés en signaux électriques qui sont à leur tour convertis en informations numériques, exploitables par les programmes de l’ordinateur. Il y a donc des détecteurs électroniques qui recueillent le rayonnement avant et après avoir traversé l’organe à explorer.

Aujourd'hui, il existe des scanners hélicoïdaux ou spiralés qui permettent de faire des reconstitutions 3D. Et nous pouvons obtenir des résultats très pertinents sur le cœur, le thorax et les vaisseaux. En effet on est passés du scanner 4 coupes par rotation au 64 coupes jusqu'à même 320 coupe. L'augmentation des coupes permet d'obtenir des images plus rapidement et donc de diminuer le temps de rayonnement des rayons X sur l'homme. On peut maintenant obtenir une image en quelques millisecondes.

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